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Pour commencer, peux-tu nous dire quel est
ton parcours professionnel ?
Je suis tombé dans l’écriture quand j’étais tout
petit… Après des centaines de paroles de chansons, beaucoup de concerts et
de disques notamment avec les Petits Chanteurs d’Asnières, et quelques
journaux lycéens, je suis devenu journaliste dans deux magazines pour
adolescents au sein du groupe Hachette. Après avoir été journaliste, puis
chef de rubrique “Musique” pour “OK Podium”, et journaliste indépendants
pour de nombreux autres magazines. En 2000, j’ai été engagé par une
société d’images autocollantes qui s’était lancée dans la presse et qui
m’avait demandé de diriger deux des magazines qu’ils venaient d’acheter :
“Like Hit !” et “Planet Scoop”. Depuis 2006, ma carrière a pris une
nouvelle orientation et j’ai écrit six biographies, dont “Dorothée, Merci
pour la récré !”, aux Éditions de la Lagune. Quant à la suite, je peux
vous confier que je suis déjà en train de commencer un nouveau livre pour
M6 Éditions. Parallèlement, je continue à chanter, notamment au sein du
collectif d’artistes les Marguerites contre Alzheimer
(www.lesmarguerites.net) dont il FAUT acheter le single “J’y étais pas”,
au profit de France Alzheimer.
Comment en es-tu arrivé à l’écriture d’un livre portant sur Dorothée ?
Mon éditeur m’a commandé une biographie sur
Dorothée. Il m’a dit : “Essaie d’écrire une biographie en t’appuyant sur
les témoignages. Tu sais bien faire, ça…” Au départ, malgré mes bons
souvenirs de “Récré A2”, je n’avais pas complètement été enchanté par
l’idée. J’avais gardé en mémoire les dernières années du “Club Dorothée”,
que j’avais aperçues alors que j’étais bien trop grand pour cela à
l’époque, et j’avais totalement zappé les années fabuleuses de “Récré A2”.
Pour tout dire, j’avais même oublié que j’avais assisté à la comédie
musicale “Pour faire une chanson”, quand j’étais gamin, et que mon cerveau
en avait retenu toutes les paroles. Je me demande même si je ne vais pas
le chanter pour le mettre sur mon site officiel www.abece.fr un de ces
jours.

Quand tes recherches ont-elles
commencé ? Vers quoi ou qui t’es-tu dirigé en premier ?
En général, je m’arrange pour écrire mon livre en un
minimum de temps. J’aime ne faire que cela et être totalement consacré à
l’écriture. J’aime également être imprégné par l’univers sur lequel je
travaille et ne pas me laisser perturber par des contacts qui n’auraient
rien à voir avec mon projet en cours. La première personne que j’ai
contactée, c’est tout simplement la première à laquelle j’ai pensée.
Peut-être aussi la première que je voulais rencontrer : Corbier. Pour des
raisons que je respecte, il a refusé de me parler pour mon livre, non sans
une certaine “explosion” que j’ai finalement réussi à relativiser… Il
s’imaginait, je pense, que j’allais écrire quelque saloperie à l’égard de
Do. Il était en droit de se méfier, vu qu’il ne me connaissait pas. Je
pense qu’il sera rassuré en lisant le livre. Le premier des témoins que
j’aie rencontré, pour le livre, a été Thierry Gali. Il a travaillé chez AB
Disques et a accompagné Dorothée à de nombreuses occasions. C’est
quelqu’un d’extrêmement sympathique, devenu un chanteur pour enfants que
je conseille à tout parent qui se respecte. Il m’a raconté la Dorothée
vraie, naturelle, à l’envers des idées préconçues que je pouvais me faire
d’elle.
Avant ce livre quelle idée te
faisais-tu de Dorothée ?
Sincèrement ? De quelqu’un qui était peut-être
instrumentalisée. Je voyais Dorothée comme un citron, délicieux, vif,
plein de jus, mais qui avait été pressée avec une ardeur incroyable,
notamment par TF1. En fait, j’ai réalisé que le citron avait, aussi, eu
droit à de grands soins, et qu’il devait, aussi, son arôme et son parfum
aux différents soleils qu’elle a pu croiser au cours de sa carrière.
Hormis des rumeurs nauséabondes que j’ai choisi de ne pas aborder dans mon
livre (comme certains “scoops” qui n’appartiennent, finalement, qu’à
elle), j’avais de Dorothée une personne assez froide. Je m’étais donc fait
à l’idée qu’elle n’avait suscité aucune émotion, ou peu, de la part de ses
proches. Là aussi, je m’étais trompé. Mea culpa.

Quelles choses essentielles va-t-on réellement apprendre avec ton livre ?
Vous ne saurez pas, en lisant mon livre, comment le
Tibet peut retrouver sa liberté, comment éradiquer la faim dans le monde,
ni même comment faire que les hommes inverse le processus de destruction
de la planète. J’ai donc peur, bien que tout soit une question de point de
vue, mon livre ne soit pas un livre “essentiel”. Et ce n’est pas Dorothée,
dont j’ai cru comprendre qu’elle n’est pas nombriliste, qui dira le
contraire. Toutefois, j’ajouterai que toute diffusion du contenu de mon
livre “Dorothée, merci pour la récré !” ne peut se faire sans l'accord de
mon éditeur, a fortiori avant sa publication le 20 avril prochain.
Mais peut-être savez-vous déjà…
- qu'il y a différentes versions à la rencontre entre Truffaut et Do ?
- que Jean-Luc Azoulay a failli tuer Monsieur Cadeau (ou presque) ?
- quand on a proposé à Do de transformer Roxan en Steak tartare ?
- quand Madame Soleil a prédit un conseil qui a peut-être sauvé la vie de
Jean-Luc… grâce à Do ?
- si Do était un odieux personnage, une personne absolument parfaite ou
une femme humaine avec ses qualités et ses défauts ?
- le point commun entre Dorothée, Wattoo-Wattoo et moi ?
Je ne sais pas si c’est ce qu’on peut appeler des choses essentielles.
Mais si la question est : ce livre est-il vraiment différent ? Alors la
réponse est oui.
Qui as-tu rencontré pour ce livre ? Comment se passaient les entretiens ?
La liste des intervenants de mon livre circule un
peu partout sur le net. J’ai répondu un peu plus haut sur les critères qui
ont motivé mes choix. J’ai commencé par les contacts qui me semblaient les
plus accessibles. Au fur et à mesure, chacune des personnes que j’ai
rencontré me donnait dix noms, dix numéros de téléphone, en appelaient
d’autres, me recommandaient ou appelaient directement Do. Lors de chaque
entretien, j’ai laissé parler, à cœur ouvert, les témoins que je
rencontrais. Chacun d’eux avait un regard très différent. Parfois
contradictoire avec les autres récits dont je disposais. Ces
contradictions ont nourri mes recherches, mon enquête, et souligné des
mensonges, parfois. Tous ces regards font de mon livre un prisme assez
large dans lequel voir de nombreuses facettes de Dorothée. Si je n’avais
pas décidé, appuyé par un éditeur soucieux de sortir ce livre à la bonne
date, d’arrêter d’écrire, je n’aurais peut-être jamais fini ce livre.
As-tu subi des refus ? As-tu par exemple contacté Hélène, Dominique
Poussier ou Antoine De Caunes ?
Corbier n’a pas souhaité collaborer à ce livre.
Jacky m’a dit ne pas être certain de vouloir le faire et ne m’a pas
rappelé. Je n’ai pas approché Dominique Poussier, ni Antoine De Caunes, et
je savais déjà la position d’Hélène sur ce type de projet. Emmanuelle m’a
écrit, très brièvement : “Je n’ai rien à vous dire sur Dorothée.” Et ma
nouvelle amie Marie Dauphin, que je salue au passage, n’avait pas l’air
très enjouée à l’idée de reparler de son travail avec Do.
Comment qualifierais-tu le rapport Azoulay/Dorothée ?
Mon livre accorde presque un chapitre à cette
question. Je pense que personne ne peut savoir, aujourd’hui, ce que
seraient devenus l’un sans l’autre…

Après toutes ces rencontres, quel portrait dresserais-tu de Dorothée ?
Le portrait établi dans le 200 pages qui seront en
librairie dès le 20 avril. Résumer plus brièvement “Dorothée, merci pour
la récré” serait réducteur. Dorothée mérite qu’on s’y attarde, qu’on
gratte un peu.
Penses tu que « Dorothée » est, ou fût par le passé un personnage ?
Dorothée jouait, à un moment donné, un rôle… Mais
les années ont passé et il semble qu’elle n’ait jamais été autant
elle-même qu’aujourd’hui. Mais là encore, les points de vue de ses proches
permettent d’avoir un jugement plus nuancé et précis.
Selon toi, quel regard Dorothée porte t-elle sur sa carrière ?
Elle la considère avant tout comme un travail. Je
pense qu’elle ne se lancera pas de compliment et trouvera toujours à
redire. Je présume qu’elle aurait voulu faire “encore mieux”, mais qu’elle
sait aussi avoir tout donné.
La qualifierais-tu plutôt de « forte » ou « fragile » ?
Après tout ce qu’elle a traversé, tout ce qu’elle a
soutenu, je dirais que Dorothée est très forte. Elle a, comme tout le
monde, des faiblesses qu’elle a, justement, eu la force de masquer. Et
aujourd’hui encore, The Show Must Go On !
A ton avis les plus belles heures de gloire de Dorothée sont-elles dans le
passé ou l’avenir ?
Qu’est-ce que la gloire ? Je pense qu’on peut se
considérer glorieux quand on a réussi à épouser une telle carrière. Les
“heures de gloire” sont trop éphémères pour qu’on s’y attarde, non ?

Quel est la mise en place du livre ? Quels chiffres espérez-vous ?
Y’aura-t-il de la promo ?
Je pense que mon éditeur répondra parfaitement à
toutes ces questions. Je ne suis pas un homme de chiffres. Je préfère que
mon livre plaise à des lecteurs peu nombreux, plutôt qu’il soit acheté par
un milliards de lecteurs qui terminent ce livre en étant déçus… J’ai tout
fait pour que “Dorothée, merci pour la récré !” soit le livre qui réponde
aux attentes de chacun. En ce qui concerne la promotion de ce livre, je
suis à l’écoute de toute proposition et je sais me rendre disponible. Mon
site www.abece.fr
Quels sont tes projets ? Travailler sur Dorothée t’a donné envie d’élargir
le sujet ?
Ils sont tous sur mon site officiel, dès qu’ils sont
un peu avancés. J’envisage un livre chez M6 Éditions. Je travaille sur un
projet écologique. Mon premier album prend TRÈS lentement forme. Les
Marguerites contre Alzheimer, dont je fais partie, envisagent une scène en
septembre. Des magazines font appel à mes services et je n’exclue pas
d’animer une émission sur une webradio. Entre autres… J’ai également deux
projets de livres : l’un, déjà commencé, traitera d’un phénomène musical
passé ; l’autre, sera un autre livre au sujet de Dorothée. Ce dernier ne
verra le jour QUE si Dorothée envisage d’y collaborer.
Nous donnerais-tu en avant première quelques citations des interviewés de
ton livre ?
Je viens de proposer à un site concurrent cette
exclusivité. Toutefois, je ne leur ai pas dit que… l’album “Nashville” a
bien failli être le dernier album de Dorothée. Croyez-moi : on est passé à
côté de quelque chose d’énorme à cette période de sa vie. Tout aurait pu
basculer.

Il y’a quelques jours, quand nous avons convenu de cet entretien, tu m’as
dit ne pas trop aimer le terme de « Biographie non officielle » pourquoi ?
Pour la même raison que ce site ne mentionne pas
“SITE NON OFFICIEL”. Le terme de non officiel signifie souvent, pour le
lecteur qui serait induit en erreur, que l’ouvrage qu’il tient entre les
mais est moins bon, car fait sans l’accord de l’artiste. Voilà pourquoi
j’ai cette réticence de répéter ce terme à longueur de temps. Pour la
petite histoire, je sais qu’un grand groupe de rock français a travaillé
sur leur bio officielle. Elle ne verra jamais le jour parce que chacun
d’entre eux avait une version différente de la même histoire. Ils n’ont
jamais su se mettre d’accord. Je suis journaliste et, pour moi, une
biographie officielle n’est pas du journalisme, mais de la propagande.
Pour finir, selon toi, Dorothée sur scène dans les années 2000, possible
ou non ?
Oui, c’est possible. Mais pour chanter depuis l’âge
de 8 ans, je peux dire qu’il faudra que Dorothée travaille sa voix. Elle
ne l’a jamais vraiment fait, comme elle l’a expliqué à Daniela Lumbroso,
et il me semble qu’une aussi grande période sans chanter demandera un
minimum de présentation. Je ne sais néanmoins pas si Dorothée a envie de
revenir à la scène. Je présume que ses ambitions se situent ailleurs. Je
me suis toutefois laissé dire qu’elle avait des talents cachés et non
exploités, d’un point de vue vocal.
Ta chanson préférée de Dorothée ? ^^
“Pour faire une chanson”… Juste parce que ce petit
air tout bête m’a trotté dans la tête TOUTES les nuits, comme s’il était
chanté par mille enfants, durant la période où j’écrivais “Dorothée, merci
pour la récré”. C’est suite à cela que je me suis un peu creusé les
méninges… Et que je me suis rappelé que j’avais vu Do sur scène aux pieds
de la Tour Eiffel, quand j’étais un gamin.

Merci 1000 fois et bonne chance ! Compte sur nous pour décortiquer chaque
virgule du livre. ^^
Merci à vous pour votre accueil. Et, pour une fois,
laissez-vous vivre et lisez cette belle histoire sans chercher plus loin
que ce qu’elle raconte. Ciao.
Rendez-vous : Abécé sera le mardi 15 avril de 21 heures à 22
heures sur la webradio pour enfants petitslutins.eu

Entretien réalisé le 07 avril 2008 avec Abécé, auteur du livre
"Dorothée, merci pour la récré".
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