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- Dans quel état d’esprit avez-vous vécu cette ultime émission ? (NDLR : enregistrée mardi dernier dans les conditions du direct) Dorothée. J’avais eu le temps de m’y préparer depuis quelques mois. Quand les patrons décident de changer de politique, il faut bien accepter. Pour ce qui concerne plus précisément ma dernière apparition à l’antenne, tout du moins dans cet exercice, nous n’avons pas voulu être triste. Au contraire, l’émission a commencé au milieu de fous rires. C’est quand les gens des Bureaux et ceux de la technique sont venus partager le gâteau que les choses se sont un peu gâtées et qu’il y a eu vraiment beaucoup d’émotion. Mais ce n’est qu’un au revoir. - Justement, quel est votre avenir ? Depuis deux mois, je me suis uniquement consacrée à ma maman qui était très malade. Je me devais de l’accompagner. Elle est décédée jeudi. Je suis sûre qu’elle a attendu que j’enregistre ma dernière émission pour s’en aller. Alors, pour le moment, mon avenir, c’est le flou artistique. J’ai besoin de prendre un peu de recul. Je réfléchis, des gens travaillent aussi pour moi de leur côté. Personnellement, il n’y a pas d’urgence. J’attends le déclic. De toute façon, je ne me projette jamais dans l’avenir. J’ai un grand nez et je m’en sers. Propos recueillis par Nicolas SIMON
Une future héroïne de fiction. Dorothée a le talent pour devenir une héroïne de fiction à succès. Pierre Grimblat, figure de proue de la société de production Hamster et, à ce titre, père de « Navarro », « L’Instit » et « Julie Lescaut », en est persuadé. Ses deux rôles au cinéma, dans « L’amour en fuite » de François Truffaut (1978) et « Pile ou Face » de Robert Enrico (1980), rediffusé il y a peu, l’ont déjà prouvé. Le producteur juge Dorothée « consensuelle ». Il réfléchit depuis quelques mois à un personnage pour l’animatrice : « Je finirai par trouver, mais parfois cela prend du temps. Vous savez j’ai mis cinq ans avant de proposer un rôle sur mesure à Sophie Duez. Et c’est devenu Quai n°1. » M.PE.
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