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Chaque année
depuis douze ans , Dorothée ne manque jamais le rendez-vous avec son
public. Cette année , elle n’a pas eu peur de prendre des risques .
Après l’Olympia et le Zénith , la meilleure copine des enfants
s’attaque à nouveau au gros morceau : Bercy !
Morte de trac ,
l’animatrice – vedette de TF1 prépare , avec tout le professionnalisme
qu’on lui connaît , un nouveau spectacle qu’elle présentera du 18
janvier au 2 février dans la plus grande salle la capitale française.
Avant de partir en tournée aux quatre coins de la France , Dorothée
passera par la Suisse et elle terminera son marathon par la Belgique.
Accompagnée des Musclés et d’un groupe de danseurs chanteurs
africains, la star chantera ses plus grands succès entourée d’effets
spéciaux spectaculaires.
Après avoir
travaillé d’arrache pied pendant 2 semaines pour amuser les écoliers
en vacance, la chanteuse n’a pas relâché la bride . Dorothée passe
sans doute plus de temps dans les studios d’enregistrement que dans
son appartement parisien dont chaque pièce cache une télévision . Et
entre les préparations de l’émission et les répétitions de son
prochains spectacle, il lui reste peu de temps pour se consacrer à
d’autres loisirs. Mais en compagnie de « Ciné-Télé-Revue » , elle est
partie a la neige avec les joyeux lurons de son émission , le temps de
se confier en toute liberté.
-On a l’impression
que votre le métier ne vous laisse pas le moindre répit. Es ce le
reflet de la réalité ?
-Le plus grand
bonheur qu’on puisse avoir , c’est faire le métier qu’on aime. J’ai
cette chance extraordinaire. Je rencontre plein de gens, j’ai des
cadeaux merveilleux tous les jours, des dessins d’enfants , des
bouquets de fleurs , des petits mots d’amour .Je garde tout, même les
rubans des paquets ! Je suis récompensée tous les jours. Le sourire
d’un enfant , d’une maman contente que son enfant me voie , c’est
formidable. Même si je travaille beaucoup , je ne peux pas dire que je
fait un métier difficile.
-Mais ce n’est pas
dangereux de tout sacrifier ?
-Tout est toujours
dangereux. Si le public m’oublie , tant pis , j’aurai vécu des moments
fantastiques
-Ce marathon
professionnel ne vous empêche –t-il pas d’avoir une vie privée ?
-Ne vous inquiétez
pas, ma vie va très bien. J’ai une vie privée tout a fait normale.
C’est vrai qu’en décembre et janvier mon emploi du temps est très
chargé. Mais le reste de l’année , j’ai le temps de prendre des
vacances , de voir ma famille, de dîner avec des copains , d’aller au
cinéma.

Dorothée chez elle : « Ne vous
inquiétés pas : j’ai une vie privée tout a fait normale ! »

Maman
-Le club Do est
une petite famille : vous vivez ensemble de tournage en tournage,
l’ambiance a l’air joyeuse sur le plateau. Aucune lassitude après
toutes ces années ?
-Je suis incapable
de travailler en solitaire. Je suis toujours en groupe et en famille ,
et nous formons une famille unie. Je connais les copains qui
travaillent avec moi depuis bientôt dix ans. Chacun participe , on est
tous la pour fabriquer l’émission ensemble et non pour se battre. Je
suis très protectrice, très mère poule. Alors non , jamais de
lassitude, c’est un miracle. Jacky a eu des enfants et je vois ses
filles grandir. Ariane a eu un petit bébé qui a maintenant deux ans.
Je suis un peu la « Tatie » de tout le monde .J’ai besoin de ça, je ne
peux pas être solitaire . Il m’arrive souvent d’inviter a dîner a la
maison mes camarades de travail. Je leur promet toujours de leur faire
un bon petit plat tiré de ces livres de recette que je collectionne .
Malheureusement , il ne reste parfois qu’un œuf et des pommes de terre
dans le frigo !
-N’avez vous
jamais envie d’être la vraie maman d’un enfant ?
-Si, mais j’ai
encore le temps ( Dorothée a 38ans). Jusqu’ici , l’occasion de ne
s’est pas présentée. Je ne planifie rien, pas même ma vie privée.
-Quels souvenirs
gardez vous de votre premier passage sur scène ?
-La première fois
, je ne me suis rendue compte de rien. C’est au bout de trois ou
quatre jours que je me suis dis : « T’es a l’Olympia ,ma fille, et tu
ne t’en rends pas compte ». A partir de la , je me suis payé un trac
monstrueux , c’était l’horreur ! Cette salle est chargée d’un passé
extraordinaire , je garde toujours un souvenir ému de l’Olympia.

Dans les Alpes, une prière délirante avec ses joyeux lurons du « Club
Dorothée » et ,sous les yeux de Jacky, L’inauguration d’un igloo :
« J’ai encore le temps d’avoir des enfants . En attendant je vois
grandir les filles de mon collègue… Et je suis la ‘ Tatie’ de tout le
monde ! ».

Pas de guerre avec Chantal
Goya
-Vous avez fait un
parcours étonnant : Speakerine pendant quelques années , un peu de
cinéma , notamment avec Truffaut , les émissions pour enfants et
aujourd’hui , vous remplissez les salles . Quel regard portez vous sur
le chemin parcouru ?
-Ce n’était pas
évident .C’est un peu comme un grand escalier que je monte, et parfois
je dégringole. En fait c’est la vie de tous les jours . Je suis très
humble . Bien sur, je suis contente , mais on ne sait jamais jusqu’où
ça va aller, je suis la première étonnée. Je n’ai jamais rien planifié
de ma vie, tout se passe par des rencontres , des coups de chance .Et
puis la fidélité du public me porte. Je ne triche pas .
-Vous avez
supplanté Chantal Goya…
-Pas du tout . On
a un public commun au départ et chacune nos particularités . Nous
sommes amies et je n’ai jamais voulu supplanté quelqu’un. Nous avons
nos vies , mais nous ne sommes pas du tout ennemies , heureusement !
-Maintenant vous
vous payes le luxe de tourner vos propres séries. Es ce l’idéal ?
-Disons que je
donne un petit coup de main aux petits jeunes qui veulent débuter .
C’est pour moi une récompense . J’ai tourné « 66 Jump Avenue » , une
série avec des marionnettes en anglaises. Une nouvelle aventure.
-Plus de violence
dans les dessins animés , violence que l’on vous avez reprochée ?
-On m’a beaucoup
attaquée a cause de ces dessins animés japonais. Cela m’a beaucoup
touchée. Il n’est pas du tout dans mon attention de faire de
l’audience avec de spectacles violents. Nous avons une équipe de
psychologues pour enfants qui surveille tout ça, et je peux assurer
qu’il n’y a rien qui soit susceptible de traumatiser les enfants.
Jamais on ne laissera passer quoi que ce soit qui puisse traumatiser
un jeune public.
-On vous a fait de
proposions pour aller travailler au Etats Unis .Avez vous hésité avant
de refuser ?
-Aucune hésitation
, je me sens très bien en France . Je me suis un peu expatriée vers
l’Angleterre , mais nous avons tourné une version anglaise puis une
version française . C’est une collaboration entre l’Angleterre et la
France. Faire des émissions en commun c’est bien pour l’Europe. J’aime
bien aller en Chine pour des spectacles et en profiter pour faire
quelques émissions de télévision , mais je n’ai aucune envie de
m’expatrier . Jamais !
Propos recueillis par Bernard Ales.

En Chine devant le portrait de Mao : « J’aime bien y aller pour
quelques spectacles et émissions de télé. Mais j’aime trop la France
pour m’exiler. »
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