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DOROTHEE NOUS OUVRE SON
JARDIN SECRET
La Sologne, une maisonnée emplie d’amis, un repas partagé, une
flambée dans la cheminée. Il n’en faut pas plus à Dorothée pour
savourer un bonheur simple et tranquille qui lui rappelle les doux
moments de son enfance, des vacances passées en famille. On est loin
de l’image de la femme-orchestre, passant d’un studio à un plateau de
télé, et qui ne s’arrête jamais. Pour la première fois, Dorothée nous
ouvre les portes de son jardin secret.
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" J’adore me trouver au coin d’un bon feu.
C’est très magique. " Alors, quand son ami Claude Berda, producteur
avec Jean-Luc Azoulay de AB Productions lui a proposé un petit séjour
en Sologne, Dorothée ne s’est pas fait prier pour accepter !
" C’est une invitation qui n’a pas de limite
dans le temps ni dans le sombre des convives. J’adore les
improvisations. Chez Claude, on débarque, on met la main à la pâte. "
Le côté " pas de chichis "
lui plaît bien.
Ce qui lui plaît moins – il faut voir
la grimace qu’elle fait ! – c’est de boucler les valises et de bouger.
" Oui, je suis très flemmarde. Je déteste partir pour aller quelque
part et je déteste tout autant quitter l’endroit pour rentrer chez
moi. " A part ce détail, ses copains trouvent que Do est une invitée
marrante mais… infernale !
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Recevoir David Hasselhoff
dans son show du 31 décembre a ravi Dorothée. "Quel pro ! Et, en plus, il
est géant et pas mal du tout !"
Parce qu’en fait, il n’y a pas moyen de la servir et de
la voir tenir en place. " Vous êtes en train de boire
tranquillement le café, vous ne l’avez plus en ligne de mire et
vous réalisez, trop tard, qu’elle est en train de faire la
vaisselle. Inviter Dorothée, c’est une combine géniale pour
pouvoir se mettre les pieds sous la table ", témoigne l’un de ses
meilleurs amis. Dorothée a acquis une solide réputation ! Elle est
imbattable sur la ratatouille, la sauce vinaigrette et les plats
mitonnés qu’elle invente. Mais susceptible, quand on ne se
précipite pas pour la complimenter dès la première bouchée dans le
bec. Personne n’est vraiment parfait !
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Une maison à elle ? Elle ne sait pas
trop. Pas le temps ? Pas le sens du bricolage ? " Certainement pas
capable de retaper quoi que ce soit. " Et puis, cette maison serait
trop loin. Forcément. En fait, la réponse, elle la connaît mais elle
n’ose pas la lâcher. " J’aime mieux aller chez les autres. " Dorothée
ne cache pas qu’elle a encore la nostalgie des nombreux séjours en
Bretagne où, enfant, elle retrouvait toute sa famille. " Ca me manque
terriblement. " La chaleur et la tendresse de ces moments privilégiés,
Do fait tout pour les recréer.
On croit que la vie en a fait une
femme-orchestre qui court toujours le dernier marathon. Eh bien non !
" Je peux paresser et j’adore ça. Je ne fais pas que travailler.
D’ailleurs, je ne peux pas vraiment considérer que je suis au boulot.
Notre travail consiste à préparer et offrir aux autres le
divertissement. Je trouve des idées avec toute l’équipe, je les
exécute mais j’éprouve surtout beaucoup de plaisir à exercer mon
métier. " Inutile d’insister. Elle est têtue comme une mule. Elle
fonce, parce qu’en fait elle a un but. Bien précis. " Pour le
réveillon du nouvel an, j’ai aussi pensé aux gens âgés, seuls, malades
ou qui n’ont pas beaucoup de sous pour sortir. Ils sont sans personne
les soirs de fête et ce n’est pas normal. Il faut donner, dans la
mesure de nos moyens, un nouveau sens de la fête qui semble avoir
complètement disparu du petit écran. Nous n’avons rien inventé. Il ne
s’agit pas de caviar/champagne mais de chaleur. Si je dois jouer un
rôle, c’est celui-là que je choisis . "- Mais comment faites-vous pour si bien les ranger sous
votre bannière ? |

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Elle a beau parler de "la magie
de la feuille blanche", Dorothée ne souhaite pas se lancer dans un roman
ou des scénarios. "J'ai déjà essayé et je n'y arrive pas ! "
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Ne comptez pas sur Do pour vous
passer un coup de fil. "Je déteste le téléphone, je préfère mille fois le
fax !" |
L’affection, Dorothée en a reçu.
Beaucoup. C’est peut-être pour cela qu’elle veut en donner à son tour.
Si elle parle peu de son jardin secret, sa famille et les liens qui
les unissent à elle, c’est qu’elle est pudique. " Quoiqu’il arrive,
une fois par an, nous nous retrouvons maman, mon frère et moi à la
montagne. Cela correspond à un réel besoin. Revivre quelques jours
ensemble comme lorsque nous étions petits. Tous les trois. " Elle n’a
pas peur de le dire. " C’est bon de se faire cajoler par sa maman. "
Les yeux de Do pétillent au simple souvenir d’une fondue improvisée
dans des conditions plutôt rustiques – à la bougie – dans la région
megévoise. Ses bonheurs sont faits de choses simples. " Je me rappelle
qu’aux dernières vacances, nous aimions regarder passer les vaches à
7h du matin et rentrer vers 5h de l’après-midi. J’adorais entendre le
bruit des cloches. La vraie vie, c’est ça. " |
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Do, invitée à se joindre aux amis de son
frère, a recommencé son manège. " J’ai aidé à mettre la table et on a fait
la popote pour une quinzaine de personnes. " La Dorothée intime, celle
qu’on connaît moins, c’est celle qui s’appelle toujours Frédérique. Qui
n’a jamais voulu être autre chose que " la fille de sa mère ". Quand elle
l’accompagne pour faire le marché le week-end, elle entend les
commerçants, qui l’ont connue mouflette, s’étonner : " Mais c’est la
petite. " Plus que les applaudissements, les autographes ou les
compliments, ces marques d’affection apportent à Dorothée l’émotion que
donnent souvent les petits bonheurs de tous les jours.

Rêverie d'une solitaire qui apprécie les moments au
coin du feu. "Regarder le spectacle des flammes m'endort !"

Dorothée ne perd pas le sourire
mais Roxan, lui, pèle de froid !
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Souvenir, souvenir..."Un copain m'a appris à
jouer aux échecs il y a bien longtemps !"

Très gourmande, Dorothée adore les pâtisseries.
"Malheureusement, je suis nulle ! Je ne suis même pas capable de réussir
les gâteaux aux yaourts que font les enfants !" |
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